Sweller, van Merriënboer et Paas (2019) : la théorie de la charge cognitive
Respecter les limites de la mémoire de travail
Toute nouvelle information transite d'abord par la mémoire de travail, dont la capacité et la durée sont limitées, avant d'être stockée dans la mémoire à long terme, qui est quant à elle illimitée. Une fois les connaissances consolidées, ces limites disparaissent. Réduire la charge cognitive inutile permet donc de mieux construire des connaissances durables.
Fiorella et Mayer (2015) : l'apprentissage génératif
Transformer l'information plutôt que la relire
L'apprentissage génératif consiste à donner activement du sens à l'information, en la réorganisant mentalement et en l'intégrant aux connaissances déjà acquises. Huit stratégies validées empiriquement le favorisent, soit résumer, cartographier, dessiner, imaginer, s'autoévaluer, formuler ses propres explications, enseigner et mettre en action. Toutes facilitent le transfert des connaissances vers des situations nouvelles.
Chi et al. (2018) : le modèle ICAP
Construire au lieu de simplement regarder
Le modèle ICAP classe l'engagement cognitif en quatre niveaux, soit passif, actif, constructif et interactif. Plus le niveau est élevé, plus l'apprentissage est profond. Les résultats de ce projet de cinq ans montrent que les élèves apprennent significativement plus lors d'activités constructives, où ils génèrent leurs propres idées, que lors d'activités simplement actives.
Mayer et Chandler (2001) : le rythme contrôlé par l'apprenant
Avancer à son propre rythme
Dans cette étude, les participants qui contrôlaient le rythme d'une animation explicative, par un simple clic entre chaque segment, ont obtenu de meilleurs résultats aux tests de transfert. Ce gain s'explique par une charge cognitive réduite, qui permet de construire progressivement un modèle mental cohérent.
Wan, King et Chan (2021) : le flow dans l'apprentissage par le jeu
Un défi calibré, une rétroaction immédiate
Le flow est un état de concentration profonde qui survient lorsque le niveau de défi correspond aux compétences de l'apprenant. Menée auprès de 275 étudiants universitaires, cette étude montre que la concentration et le défi sont liés à une meilleure motivation et à une meilleure métacognition. Les étudiants valorisent surtout les outils ludiques qui améliorent concrètement leur performance.
Ryan et Deci (2020) : la théorie de l'autodétermination
Soutenir une motivation autonome et durable
La théorie de l'autodétermination établit que la motivation intrinsèque repose sur trois besoins psychologiques fondamentaux, soit l'autonomie, la compétence et l'appartenance. Lorsque ces besoins sont satisfaits, les recherches observent un engagement accru, une meilleure persévérance et un plus grand bien-être, quels que soient le niveau scolaire ou le contexte culturel.
Shute (2008) : la rétroaction formative
Une rétroaction précise, immédiate et explicative
La rétroaction formative désigne toute information transmise à l'apprenant dans le but de modifier sa pensée ou son comportement pour améliorer son apprentissage. Selon cette revue de la littérature, elle est la plus efficace lorsqu'elle est spécifique, non évaluative, bienveillante et fournie au bon moment.
Mayer (2024) : la théorie de l'apprentissage multimédia
Sélectionner, organiser, intégrer
Cette théorie montre que la capacité de traitement du cerveau est limitée et que l'apprentissage exige un traitement actif de l'information. Comprendre un contenu repose sur trois processus, soit sélectionner l'information pertinente, l'organiser en une structure cohérente et l'intégrer aux connaissances antérieures. Une explication claire et épurée de tout élément superflu facilite chacune de ces étapes.
Ahr, Houdé et Borst (2018) : l'inhibition des automatismes
Apprendre à distinguer ce qui se ressemble
Le cerveau humain traite naturellement une image et son reflet comme un même objet. Pour apprendre à lire, il doit inhiber ce réflexe afin de différencier des lettres comme « b » et « d ». Cette étude montre que cette inhibition intervient dès les premières étapes de la perception, ce qui souligne le rôle clé du contrôle cognitif dans l'apprentissage.